colvillepetipont

Gaffe patriarcat, viens prendre ta mandale !

In beyond da joke on January 23, 2012 at 8:56 pm

Quelques universitaires connaissent peut-être le nom d’Anne Larue pour son tristement célèbre Fiction, féminisme et postmodernité : les voies subversives du roman contemporain à grand succès, paru en 2010 dans la collection de sciences humaines des Classiques Garnier. Avant d’être retiré de la vente par l’éditeur pour des raisons idéologiques. Puis, suite à une pétition lancée par des confrères chercheurs, remis dans les circuits.

Son premier roman, paru il y a peu chez L’Atalante, est lui de ceux qui, au premier abord, pourraient laisser perplexe. Ça part dans tous les sens et parfois l’on pourrait croire que ça ne va nulle part. Précisément le genre qui hante le libraire : comment vendre un tel bouquin au lecteur ? À la fois aventure SF, fantasy barrée, dystopie, fable ésotérique, anticipation (donc métaphore sur notre présent), ouvrage théorique féministe, et quelque peu roman pour adolescente amoureuse des chevaux.
C’est pourtant ce qui fait la richesse de cette étonnante traversée et qui la rend nécessaire. Parce que oui, s’il s’agit d’un petit ovni, c’est qu’il faut le saisir au vol. On pense un peu à quelques fous tels que Douglas Addams (dont l’auteur parle souvent avec emphase), Kurt Vonnegut Jr ou Robert Sheckley. Mais dans une version féminine. Sensible et guerrière à la fois. Et incroyablement drôle.

Je l’ai dis un peu plus haut, nous avons affaire à un ouvrage fortement teinté de féminisme. Et clairement, le patriarcat y en prend pour son grade. C’est un peu en quelque sorte la mise en pratique des théories énoncées dans ses textes de chercheuse. On saura ceci dit que l’auteur n’avait pas le moins du monde prévu de faire un roman militant – c’est en tout cas ce qu’elle déclare. Mais c’était vouloir croire oublier un combat de toute une vie. Comme on dit : chassez le naturel, il revient au galop (expression ici presque de rigueur pour un roman où la gent chevaline est à l’honneur !).
Ce qui est cependant incroyablement bien fichu, c’est que cela n’est à aucun moment servi de la façon manichéiste dont le font les intégristes prêcheurs. Tout reste subtil et, plutôt que placardé en grand, glissé avec justesse dans les péripéties. Surtout, tous les élans vengeurs et jouissifs (où un personnage féminin s’en prend soudainement avec violence au méchant mâle) sont systématiquement contrebalancés par de lourds remords, et soulèvent la plupart du temps des questions plus qu’autre chose. Soulignant bien la complexité des relations humaines. Que ce soit au Moyen-Âge, de nos jours, ou dans le futur.

Drôle de bouquin, donc, où il est question de Moyen-Âge (attention, celui-ci n’est pas toujours situé à l’époque qu’on croit) et de centre de recherche médiéviste, de Trimslop (une version futuriste de notre football), d’équitation et de chevaux volants ou éventuellement dorés à la feuille d’or, de voyages dans le temps, de viol, de sexualité et de genre, d’alimentation et survie en milieux hostile (si l’on réussit, on obtient son diplôme de camping) ou de voyage dans le temps…
Il ne s’agit pas ici, comme on s’y attend dans un récit de fantasy classique d’une quête à proprement parler. Bien qu’il y en ait une. Il ne s’agit pas de combats. Bien qu’il y ait un peu de castagne et pas mal de morts. Il ne s’agit pas d’un complot international. Bien que l’on complote dans les couloirs. Il ne s’agit pas de contrées oubliées et mystérieuses. Bien que Paris ne s’y ressemble plus tant. Il ne s’agit pas de grande gloire ni d’héroïsme victorieux. Bien que (non je ne révèle pas grand-chose) les héroïnes gagnent à la fin.
Le plus incroyable c’est qu’arrivé au bout de l’aventure, après avoir été trimballés d’un bout à l’autre du temps et dans de nombreuses intrigues parallèles ou sous-jacentes, surgit la fin (je vous répète que je n’en ai rien révélé), totalement inattendue, presque saugrenue, mais qui soudain résout tout et donne un sens au roman en entier.

Si l’on ne peut, pour les raisons susdites, prédire un grand succès commercial à cet étonnant livre, gageons qu’il trouve au moins quelques lecteurs acharnés (et donc ardents défenseurs) qui sauront lui reconnaître sa saveur toute particulière. Ainsi, l’auteur pourra-t-elle à terme – ainsi qu’elle l’a prévu, ne me demandez pas pourquoi – arriver au 17ème tome des mésaventures de sa vestale. De ce qu’on en sait, le manuscrit du deuxième tome est entre les mains de l’éditeur. Affaire à suivre, donc.

La revanche propagandiste de la comédie romantique

In Ô America !, filmothèque on October 10, 2011 at 6:15 pm

Nous vivons une ère où le cynisme a prit le pas sur tout. Désillusion, bonnes vieilles valeurs qui montrent leurs failles. Au milieu de tout ça, la comédie romantique semble s’essouffler quelque peu. Le genre, éternellement voué à la redite semble prompt à se briser sur les récifs sombre de notre époque. Pourtant, on continue éternellement de produire de nouveaux films où des amours contrariées mènent à un happy end glorieux. Difficile, d’une façon générale de noter ou commenter la plupart de ces films, sauf quand ils s’écartent des règles (tels Medianeras de Gustavo Tarreto, 500 jours ensemble de Marc Webb ou Comment savoir de James L. Brook), au point souvent qu’on se demande s’il s’agit toujours de comédies romantiques.
La plupart du temps, il est donc difficile d’être réellement déçu. Quelle que soit l’histoire, le même schéma se reproduit, et comme les réalisateurs sont souvent de bons élèves chacun vaut l’autre et tout va bien. Perte de temps que de reprocher les stéréotypes, les rôles prédéfinis, les bons sentiments ou la mièvrerie, puisqu’ils sont l’essence même du genre.

Bam ! sort Crazy Stupid Love. Les bandes annonces laissaient présumer quelque chose d’assez jouissif, drôle, avec une bribe de noirceur collant à l’ère actuelle. Le tout dans un beau mouvement chorale, à l’instar du Love actually de Richard Curtis. Et effectivement, Crazy Stupid Love est, durant sa première heure assez jouissif : définitivement drôle, un peu insolent, cynique un brin. Les personnages sont attachants, on tombe amoureux de tout le monde, on tressaille durant les faux suspens, on veut croire avec eux que ça va bien finir. Et tout est là : les amours contrariés, les obstacles, les rebondissements, les autres amants au milieu, et bien entendu, pour les trois duos d’amoureux, le happy end attendu. Ouf !
Malheureusement, à bien y regarder, et lorsqu’on se prend en pleine face l’attendu discours final (qui précède en général le happy end), l’ensemble est débectant.

Une comédie romantique, en général, ne ment pas. Elle encense un idéal, désuet et caduque, de l’amour coup-de-foudre pour la vie à la mort. Point. Mais Crazy Stupid Love est retors : sa première partie fait mine de s’insérer dans l’époque actuelle. Un divorce, un don juan volage, un ado de teen movie. Le tout enrobé dans des gags qui donnent au film un rythme endiablé. Les épisodes ou les rebondissements grossiers participant pleinement au côté jouissif.
Ce que savent les réalisateurs, Glenn Ficarra et John Requa, qui avaient pourtant surpris en bien avec leur précédente comédie (Jim Carrey et Evan Mc Gregor dans une love story gay), c’est que notre ère est notre ère. Ô valeurs qui se perdent, ô désespoir qui nous prend : non, les comédies romantiques sont dépassées. Mais les deux garçons n’y tiennent pas. Et leur habilité splendide, rusée au possible, est de nous emporter dans leur mouvement, nous faisant croire qu’ici on défait le genre, pour au final nous asséner un laïus débordant de glorieuserie bon-sentimentale. Ne nous leurrons pas : les histoires d’amour des comédies romantiques, ce sont des histoires. Leurs règles transposées dans la vie réelles finissent inlassablement par ne plus être les bonnes.

Plus que tout : ici, les stéréotypes fictifs habituels, pas très grave la plupart du temps, accompagnent l’objectif du film. Plus que moraliste, le Crazy Stupid Love est propagandiste : au final le personnage joué par le beau Ryan Gossling a droit à la rédemption, puisqu’il rentre dans le droit chemin, et qu’il est beau de surcroit. Au final, la persévérance lourdingue des hommes a eut raison, les femmes rendent les armes. Il s’agit bien de ça, puisqu’il est souligné qu’ils doivent se battre. Tandis que les femmes, elles, attendent d’être choisies. Tandis que les hommes font leur démonstration de force. Au final, l’ordre est rétabli : chacun rentre chez soi, en couple. Le père, un temps l’élève de drague du jeune récupère sa position patriarcale. Les parents retournent, ensemble, au foyer. Le don juan connaît l’amour, et se range enfin. L’adolescente de 17 ans fantasmant sur le père au foyer, revient à la réalité. Le jeunot de 14 ans qui lui courrait après devra lui attendre quelques années. L’honneur et la morale sont saufs.

Au temps où les comédies romantiques pourraient légitimement disparaître, Ficarra-Requa répondent avec acharnement : l’amour (entendre par là l’idéal illusoire et trompeur du mariage hétérosexuel monogamique jusqu’à ce que mort s’en suive) existe bel et bien. Les comédies romantiques perdureront. Ne vous inquiétez pas. Soyez tenaces. Tout ira bien.

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et ça, juste pour certifier que je suis pas le gars de mauvaise fois : clique ici.

Avatar : ou la démagogie globale appliquée au second life

In Ô America !, filmothèque on October 10, 2011 at 6:02 pm

Je suis pas un mec bégueule avec les superproductions. S’avère juste, qu’avec Avatar, l’ultime chef-d’œuvre de Jamessounet Cameron, on a eu un problème de check dans nos agendas, si bien qu’avec Inés, on n’a fini par le voir seulement il y a quelques jours en empruntant le DVD à la bibliothèque. Ça pour dire que, effectivement, du point de vue du spectacle, j’imagine bien que, dans une salle d’un multiplexe, avec les lunettes 3D, tu dois en avoir pour ton argent et que pendant ces 2h40 et des poussières, oui, ça doit défourailler grave. Merci James.
Cependant, dans les conditions de visionnages qui furent les nôtres, c’est-à-dire sans 3D, et sur un écran de taille minable, ne restait que le film réduit à sa pure essence : son histoire, son scénario et son discours. Ce qui, non, n’est pas rien.
A peu près en même temps, je me suis mis à lire, pour m’amuser un peu, le livre de Frédéric Martel, Mainstream. Il y cite, entre autres exemples, la campagne publicitaire mise en place par Pepsi, dès 1961. Celle-ci repose sur un mécanisme simple, avec des slogans tels que : « Now it’s Pepsi, for those who think young » ou « Come alive ! You’re the Pepsi Generation ! ». Une Campagne qui (selon les mots de Frédéric) : « salue l’esprit de la jeunesse en rébellion contre l’establishment » (ici symbolisé par Coca-Cola). Avant même mai 68, la pub recyclait déjà l’engouement de la révolte.
Si je signale cette anecdote, à laquelle on peut ajouter les campagnes de pubs de Hugo Boss (« Sois toi-même), de Apple (un spot avec des images d’archives de grands rebelles comme John Lennon ou Gandhi), les Pulls à paillettes à l’effigie du Che, vendus bien plus de 100€ dans les quartiers chics de Paris, les merveilleux films des studios Ghibli ultra écolos et desquels découlent pourtant un merchandising épatant de figurines en plastique, ou les séries se moquant de la société américaine et elles-mêmes faisant parties intégrantes de celle-ci (que ce soient Les Simpson et leur mega merchandising ou Six Feet Under, diffusée sur HBO, donc Time-Warner)… si je signale cette anecdote, donc, c’est pour introduire la raison qui fait que Avatar est un film débectant.

Inutile de faire le chieur en rappelant que ça fait penser à Pocahontas, puisque, évidemment, c’est une sorte de version SF de ce classique fondateur des States. Inutile de dire oh combien l’histoire est prévisible du début à la fin, puisqu’il s’agit bel et bien du scénario type du blockbuster ricain : les gentils contre les méchants, le héros élu alors qu’au début il avait l’air d’un monsieur tout-le-monde catapulté là bien malgré lui, l’histoire d’amour interdite, le grand-grand méchant figure paternelle défait par le susdit héros dans un affrontement final mano a mano, le bon copain, les scientifiques gentils et écolos, dont l’un d’entre eux représente une vague minorité (ici on ne sait pas trop si c’est un indien ou un métis, qu’importe…), etc, etc. Inutile de rager contre le prêchi-prêcha écolo désuet du film. Non, ce qu’il faut faire, c’est montrer de quelle façon, non pas hypocrite, mais bien malhonnête, tout cela est agencé.

Parce qu’Avatar, c’est une métaphore. Une métaphore à peine cachée (regarde, c’est dans le titre) de la mode second life. Détrompons-nous, le second life, c’est pas si grave en soi, ça peut même être marrant, voire un bon exutoire quand il s’agit de canaliser nos pulsions meurtrières ou sexuelles, légèrement déplacées dans la vie de tous les jours. Pourtant, comme toute chose, il existe une mince frontière entre l’utilisation seine du second life et celle pathologique : dès le moment où la second life semble avoir idéalement une valeur supérieure à, disons, la first life. Pour le dire autrement : toute fiction ne vaut vraiment le coup à partir du moment où elle sert à plus qu’à s’évader de son existence terrestre, à partir du moment où elle te nourrit et peut, éventuellement, te pousser à agir sur ta réalité pour, ne serait-ce qu’essayer de l’améliorer.
Malheureusement, Avatar n’est pas de ce genre. Reprenons : le film de Jamessounet est un spectacle. Son dessein ultime est : une évasion dans un monde éblouissant et une utilisation de la 3D numérique poussée à son maximum. Commercialement parlant, l’objectif de ce genre de superproduction est de : rapporter un maximum de bénéfices aux studios et aux producteurs (donc 20th Century Fox). Clairement, donc, faire du fric, faire du fric, vendre du pop-corn et du Coca (ou du Pepsi). Indirectement, s’assurer qu’un maximum d’individus posera ses fesses devant le film, puis ressortira de la projection sourire béat aux lèvres.
Le cynisme ici est de proposer un spectacle qui clairement fait semblant de promouvoir une idéologie absolument contraire à sa démarche inhérente. Une fois de plus le mal est incarné par des vilains capitalistes sans vergogne, vraiment très vilains et immoraux, surtout le grand boss, qui aligne les déclarations haineuses avec des têtes perfides, et son collaborateur qui rappelle que le but c’est de faire du fric, du fric. Le héros, sorte de fils adoptif qui se rebellera contre le père (son supérieur dans l’armée), se joint aux gentils très gentils, les indiens E.T. bleus, connectés à la nature et à ses pouvoirs.

Le génie (j’imagine malgré lui) de James est d’intégrer cet archétype narratif dans une métaphore assez inédite et pourtant tellement à propos : le monde idéal des aliens bleus n’est accessibles aux humains que s’ils revêtent un avatar. Autrement dit, même si ça fait joli d’une certaine façon, il faut renier celui qu’on était vraiment, et y préférer une incarnation alternative et artificielle, l’avatar qui évoluera dans la second life. Cet environnement, soi-disant une nature foisonnante, n’est en fait qu’un univers virtuel, en 3D, qui ne peut pour le coup pas du tout exister, puisqu’il ne respecte aucune loi naturelle (les montagnes qui flottent ! wouh). Ce n’est même pas une utopie digne de ce nom, puisque les utopies, lieux qui n’existent pas, pourraient, en théorie, exister.
Cet environnement, toujours, est internet et le monde global numérique : il est fait de connexions électriques, déguisées pour faire joli en arbres et plantes. Les indigènes, incarnations putrides d’une démagogie globale, ont des pratiques spirituelles melting-pot : leurs chants religieux sont un mix de percussions tribales, avec influences africaines, indiennes, bouddhistes, américano-indiennes… Ils ont des flèches, font des prières quand ils tuent un animal… et, lorsqu’ils utilisent anglais (ce qu’ils font la plupart du temps, plutôt que de préférer leur langage maternel, pour ne pas trop indisposer le spectateur), ils le font en s’exprimant avec un accent proche de ceux des indiens (d’inde) lorsqu’ils parlent anglais. Et puis, puisqu’il faut bien dans tout ça une dose de chrétienté, ils ont une déesse unique.

Pourtant, quand ce monde et ses gentils habitants gagnent à la fin, qui gagne vraiment ? Je vais te dire : certainement pas nous, les spectateurs. Surtout pas le spectateur prototypal visé par le biz’. C’est-à-dire, le type qui pourra s’identifier facile au héros : remarquez comme on le présente cet alter-ego, c’est (on l’apprend vite fait) un commercial, pas un scientifique, pas un intello, juste un mec, quoi. Un peu rebelle, un peu grande geule, un peu beau gosse. Disons la version idéale (déjà un avatar) du spectateur type. Ceci étant dit.
Revenons à nos aliens bleus, que disais-je ? oui : voyez comme, cela est convenu avec un tel film, tout se résout. D’abord, l’autre alien bleu, le futur chef du village, qui au début était jaloux et pas sympa avec le héros, finalement se range à ses côtés, puis meurt héroïquement en combattant les méchants militaires. D’autres seconds rôles y passent, comme de rigueur. Heureusement, le héros, non, il devient même le big héros plus fort que tout, l’élu et j’en passe. Notez ici comme le fait que ce soit lui qui soit l’élu, et non un vrai alien bleu natif, lui notre alter-ego à nous le spectateur, notez comme cela flatte l’ego et sous-tend toute la morale dégueu du film.
Parce que, toujours prévisible et convenu, ce héros élu, face à l’injustice, en finit grandiosement avec son père adoptif, le bad guy militaire, son ex-supérieur, le hargneux, oui, il le tabasse et, ce faisant déverse notre colère contre les choses pas justes. Il réalise la bonne vieille catharsis. Parce que, sorti de là, tu vas aller faire quoi ? batailler comme il se doit contre le vilain capitalisme ? Non. Tu vas rentrer chez toi et hop, demain retour au bureau ou à l’usine, ou au pôle emploi. Ce faisant, l’illusion d’une victoire nous bercera, et pam, on l’a dans l’os.

Effectivement, rien de nouveau sous le soleil, tu me diras. Mais quand-même, faut bien reconnaître à James qu’il a fait fort et que son Avatar est en fin de compte l’apothéose du cynisme et du recyclage honteux des belles idées par la machine à sous. Hop, un nouveau pull à l’effigie du Che. Hop, une nouvelle campagne de E.Leclerc détournant les slogans de mai 68. Hop, un laïus sur les logiciels libres dans Tron : Legacy. Hop, un petit chinois en train de coudre une énième peluche de Totoro. Merci.

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