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Je dois te dire qu’on nous a menti sur le disco

In Introduction on May 8, 2011 at 12:00 am

Aussi vrai que c’est moi qui te parle. Il faut que je te raconte ce qui s’est vraiment passé.

Ne les écoutes pas : ils vont te dire des choses, ils feront des films et émissions présentées par Amanda Lear, ils te parleront des Bee-Gees et de Saturday night fever ; mais ils oublieront que les Bee-Gees, au début, ne voulaient pas faire de disco, qu’ils n’en faisaient pas et, surtout, qu’ils ne chantaient pas avec ces voix de faussets, que c’est un producteur qui leur a dit de le faire et qui leur a coltiné ces basses, parce que leurs chansons se vendraient mieux comme ça. Ils oublieront de te parler du « Night on disco mountain » de David Shire, la seule vraie chanson incontournable – et pourtant oubliée – de la B.O. Du film. Cette chanson, laisse-moi te raconter, je l’ai sur une cassette audio sur laquelle j’avais enregistré de vieux vinyles qui étaient à la cave chez mon grand-père. Merde, ça saute tout le long, les disques étaient vieux, la platine aussi, et ça faisait prsh prsh non-stop ; n’empêche, à 16 ans, dans le bus, la ligne 11 pour aller au lycée, avec mon baladeur K7, j’écoutais ça, en hochant la tête. J’écoutais David Shire, avec les Pink Floyd, Neil Young, Depeche Mode, Caravan, les Wings, et… attends, ce mec, bon dieu, tu verrais sa gueule, je me souviens pas de son nom, mais sur la pochette du 45 tours ma tante Béa, qui avait 16 ans quand je suis né en 82, avait écrit : « Je veux le même sinon c’est pas la peine. » Qu’importe, car, quand ils diront disco, ils oublieront toujours, quoiqu’il arrive, ils oublieront Arthur Russell, Yoko Ono (oui, Yoko Ono et le solo de guitare de la chanson “Walkin’ on thin ice” dont John était top fier) ou les Was (not Was). Nous, on va rattraper ça, on va explorer les tréfonds des clubs de l’underground et tu sauras tout.

Oui, ici, c’est le lieu du grand mix : la philosophie débordera de mangas idiots, de grands classiques poussiéreux retrouverons enfin leur statut de grande blague épique, des séries entreront au panthéon de la littérature, nous danserons beaucoup, nous saurons que la pop et les synthétiseurs ont aussi trouvé refuge en Amérique du sud, on rappellera quelques poètes un peu oubliés, il y aura du copyleft en vrac, et puis un jour, on parlera de L’Âne d’or ou Les Métamorphoses, de ce cher Apulée, qui préfigurait Don Quichotte. Surtout il y aura d’arrogantes théories littéraires, et des considérations malvenues sur la société.

Au cas où tu l’as pas compris, je t’évite le CV de l’auteur, mais sache que j’ai autant le droit que toi de l’ouvrir. Et que je sais à quel point tout ça est déjà vain.  C’est peut-être, en fin de compte, la meilleure raison pour le faire.

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a song

Table des matières

In Table on May 1, 2011 at 9:59 am

Pour mettre un peu d’ordre, il a été jugé nécessaire de classer les articles dans des catégories. Puisqu’elles ont parfois des noms obscurs desquels seul l’auteur connait le sens profond, il a paru judicieux de présenter chacune, dans une conventionnelle liste alphabétique. Notez que certains articles se trouvent dans plusieurs catégories. Vous allez ci-dessous comprendre pourquoi. C’est super, non ?

Beyond da joke : oui, y a des jours, où on aime bien se marrer, hein. On se rigole la tête bien fort. On est pas bête, on sait que c’est bête, mais on peut pas 24/24 avoir le cerveau en mode intelligent. Alors, je vous emmerde. Cependant, c’est étonnant, n’est-ce pas, mais des fois, oui, derrière la grosse blague, on discerne quelque chose, quelque chose d’essentiel sur la nature humaine. Et si, finalement, c’était dans ces trucs bien bien cons que résidaient les plus grands concepts philosophiques ?

Copyleft royal deluxe : le copyleft, c’est la révolution secrète des nouveaux temps. La mise à mal du marché. C’est l’idée qu’on peut faire les choses pour “l’amour de l’art”, ben oui.  Ici, ça va parler (surtout) de musique, de beaucoup de musique, qui étonnamment vaut souvent en qualité autant – voire plus – que moult artistes signés. C’est le signe qu’il se passe quelque chose dans l’underground, que le peuple reprend le pouvoir, et que la culture ça passe aussi par d’autres endroits que ceux auxquels on pense en général.

Dans le texte : pas de chance, soit les éditeurs français sont trop frileux, soit il y a des bugs dans les signatures de contrats avec les éditeurs originaux, soit on ne sait même pas que ça existe, soit, surtout, c’est un trop gros bordel éditorial et socio-culturel pour permettre une bonne adaptation hexagonale. Qu’importe, les courageux, et ceux qui au moins lisent un peu dans d’autres langues, eux se pencheront sur ces bouquins là qui, en fait, valent le détour.

Ô America ! : ça on peut dire qu’on s’en sera bouffé de la série télé américaine et que personne n’y aura échappé. Même pas de sérieux universitaires qui voudraient faire mine de pas y toucher. On en devient des drug addict de ces conneries. On s’y attache grave. Mais comme on est pas trop nigaud, on voit bien que ces connards d’américains, ils savent pas faire autrement que de verser quasi-systématiquement dans la propagande. Ici, on argumente.

Old school classics : je commence ici surtout avec de vieux comics oubliés, mais pas d’inquiétude, on y trouvera un jour ce fameux article promis sur L’Âne d’or de mon idole Apulée ! et puis toutes sortes de vieilleries à peu près négligées, auxquelles on redonnera un mini-moment de gloire.

Théories et propositions : tu vas vite le comprendre, j’ai mon mot à dire sur tout et rien. J’ai même la prétention de des fois en imposer avec des théories sur l’art et ces choses, et d’affirmer des trucs casse-gueule. Comme je suis pourtant pas bégueule et que bon, qui sait si je me trompe pas, je donne des explications et des exemples. Peut-être que je te convaincrais. Youpi.

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PARFOIS, mon bavardage pompeux aura du mal à cesser et des articles se déclineront en plusieurs épisodes, ce qui leur vaudra de devenir eux-mêmes des catégories à part entière. Oui, oui, je parle beaucoup, je sais. Bon, donc, pour l’instant, c’est le cas de : La Geste de Rat-Man.

MERCI

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