Contre le divertissement

J’ai assisté récemment sur les réseaux sociaux à un de ces énièmes débats sur un sujet qui ne devrait en vérité prêter à aucun débat[1]. Pour résumer rapidement, Elsa Lelf (qui tient le blog Imaginelf) se soulevait ardemment contre une certaine tendance de la fantasy à montrer systématiquement en couverture des romans de bonnasses à gros seins dans des positions aberrantes, dont l’objectif n’est – disons-le – que d’attirer un lecteur boutonneux et plein d’hormones en manque de seins, de fesses et de chattes.

Ne parlons même pas des bandes dessinées, mangas et comics du même acabit, dont, page après page, les héroïnes se torsionnent et sautillent, seins ballants, fesses en l’air et jambes écartées. Évidemment, le plus souvent dans des tenues soit particulièrement moulantes, soit couvrant le minimum non pas vital (cf. les armures des guerrières qui ne protègent guère des mauvais coups) mais qu’un résidu de bonne morale et les risques de la censure obligent de pas montrer[2].

Curieusement, ce genre de remise en question trouve la plupart du temps (heureusement pas toujours) deux types de réponses : un certain nombre de demoiselles soutenant la démarche, dans un flot d’exclamations et de revendications qui cache mal une certaine hargne faite de quelque complexe qu’on n’avouera pas ; et des messieurs qui ne trouvent rien de mieux à dire que :

« l’art n’est pas là pour changer le monde / pourquoi vouloir du réalisme, c’est de la fiction / cela s’inscrit dans une tradition, le début de la BD adulte / ce n’est pas ma tasse de thé, mais les gens demandent ça, alors si ça vend… »

Si l’on ne peut en vouloir aux jeunes filles qu’on comprendra, il faudra se demander pourquoi les messieurs tenant ce genre de discours les tiennent. Parce que ce genre de discours revient souvent. Carrément, je me dois de souligner l’étrange ressemblance entre ce type de propos et ceux que se prennent actuellement dans les dents tous les défenseurs du mariage pour tous, voire n’importe qui proposant une idée ou quoi que ce soit pour faire changer quelque chose. Toujours une sorte de peur tenace du changement qui va foutre le bordel. Ou, pourrais-je même le dire, une flemme déplacée.

Parce que lorsqu’Elsa précise son agacement – pourtant tout à fait légitime – l’on pourrait traduire les interventions des dits messieurs par : « Rolalah, mais pourquoi dépenser ton énergie à de telles futilités, ne vois-tu pas que de toute façon ça ne va pas changer, ça a toujours été comme ça. » Peut-on prendre cela comme un raisonnement suffisant ? Messieurs, désolé de vous le dire, mais certainement pas.

Il est assez remarquable de voir que s’associe à ces idées là toute une sorte d’idéologie très actuelle et que l’on retrouve partout : celle des œuvres comme divertissement. L’art est là, non pas pour « changer le monde », non pas pour « se prendre la tête », mais bien pour divertir, pour reposer, émerveiller, faire sortir du quotidien.

Ce discours, souvent en apparence innocent, est en vérité celui d’une sorte de consensus global, prôné dans les publicités, les agences de voyage et l’industrie « culturelle » mainstream : une injonction au cool (si tu as un abonnement chez Virgin Mobile, tu vois clairement de quoi je parle), à l’hédonisme, au bien être, à l’évasion et au rêve.

Au nom de cette injonction, ceux qui comme Elsa remettent en question une tradition, aussi aberrante soit-elle, sont taxées rapidement par les conservateurs, partisans de l’ordre établi, et hédonistes je-m’en-foutiste exagérément relativistes, de fauteurs de trouble. D’agaçants personnages rabat-joie dont le passe-temps favori est de « se prendre la tête », voire qui ne se sentent exister que dans la critique constante.

On fait là plusieurs confusions : il y a critique et critique. Il y a ces gens qui effectivement passent leur temps à tout dénigrer pour donner l’illusion d’être des gens de goût. Et il y a ceux qui exercent leur esprit critique, déconstruisant les discours et les images qu’on nous sert depuis toujours. Il y a « se prendre la tête » et réfléchir, ou juste penser[3].

Et de fait, les principaux propagateurs de cette idéologie sont : Disney, les pubs de voitures, de boissons gazeuses, les éditeurs de best-sellers (ou prétendant au titre), Facebook ou Arthur. Qui tous martèlent les mêmes idées consensuelles, éculées et vidées à force de leur sens : rêve, crois en ton rêve, sois toi-même, sois libre, profite, aime/like, exprime-toi, partage, que du bonheur !

Curieusement, beaucoup des rigolos qui ensuite promeuvent à leur tour cette idéologie, trouvant qu’Elsa perd son temps (ou qu’ailleurs un chroniqueur reprochait à Anne Larue de « partir dans des digressions sur le féminisme ou autres, qui cassent assez souvent le rythme de l’histoire » dans son roman La Vestale du Calix[4]) se vantent par ailleurs d’être des libres penseurs. Prouvant paradoxalement qu’ils sont eux aussi parfaitement bien conditionnés.

Depuis longtemps, je suis de ceux qui se lèvent contre tout un tas de blockbusters redondants et grandiloquents pour ne pas dire grossièrement semblables les uns aux autres. Rageant devant la récupération honteuse des idées du creative commons et des logiciels libres en introduction du navrant Tron : l’héritage, argumentant en grinçant des dents sur  la malhonnêteté d’Avatar, ou la perfidie de Crazy Stupid Love. Dernièrement, une certaine volonté à apaiser mon âme et mon rapport aux choses me pousse vers un certain détachement. Je travaille mon haussement d’épaules.

Aussi j’apprends à ne pas trop recracher à tout va que le Avengers de Joss Wheddon était décevant parce que calibré comme un énième gros film de Mickael Bay. À ne pas trop ruminer contre le dernier Batman de Nolan, film de droite flippant. À tenter de moins m’insurger contre les Iron Man, flagrants spots publicitaires pour le « progrès » et la technologie, dans tout ce qu’elle a de plus « cool »[5].

Pourtant, face à une flopée de discours du type de ceux cités plus haut, j’ai la subite nécessité de renchérir sur le sujet.

Le propre de la plupart de ces films, tout comme des romans ou bandes dessinées qu’incriminait la « croisade » d’Elsa (dixit elle-même), est à peu près 99% des fois, de proposer des récits types, calibrés et pensés à la milliseconde près. Dans ces récits, l’on retrouve généralement les bons et les méchants. Si les bons peuvent être une minorité opprimée, ou un type seul contre tous, c’est encore mieux, on exalte ainsi le spectateur. Les bons sont joués par des acteurs sexy, célèbres si possible, et sont montrés dans l’adversité, tenant bon, toujours droits et justes. Si jamais il leur arrive de faire quelque chose que l’on considérerait comme répréhensible ailleurs, les circonstances leur donneront raison et quelque chose les rachètera au final. S’il y a un méchant, il sera lié au héros : ce sera son père (Star Wars), son frère (Magie Brute[6]), le meilleur ami de son père (The Amazing Spiderman), son associé (Iron Man), son supérieur dans l’armée et modèle (Avatar), le double numérique de papa (Tron : l’héritage)… Parce que c’est plus mélo.

L’on serait tenté de dire que ce sont là des structures ancestrales, que les pièces de l’antiquité fonctionnaient sur ces modèles, que les chefs-d’œuvre de Shakespeare ou Corneille aussi, et qu’il en est de même la plupart des contes. Voire, l’on pourra arguer qu’il s’agit là simplement de récits bien écrits et dynamiques. Et que, bon, on va au cinéma pour passer du bon temps, pas pour se frapper une bouse prétentieuse d’art et essai, incompréhensible et élitiste.

Pourtant, j’en suis persuadé, ces récits et leur forme ont une incidence et véhiculent, mine de rien, une idéologie implicite, qui est très justement celle de leurs défenseurs : les choses sont ainsi, elles ne peuvent être autrement. C’est là ce qu’il y a de plus formidable. Car on a tôt fait de crier et de pointer du doigt les grandes puissances, les hommes politiques et les complots de tous ordres. Pourtant, C’est nous, les individus soi-disant libres, qui continuons, docilement, de fomenter sans nous en rendre compte le dit complot.

Ce qui se passe, c’est que doucement, à force d’une tenace répétition de codes, de schémas narratifs, d’archétypes, l’on impose ce qui devient des évidences. Des évidences telles que quasiment personne ne pense à les remettre en question, telles que même les auteurs et créateurs de ces films dits « d’auteur », « art et essai », « indépendants », finissent eux-mêmes par reproduire leurs propres codes, et ce, avec dans les rôles principaux, si ce n’est la bonasse à gros seins, une énième gravure de mode à petits seins[7].

On impose alors, dans un endroit, ou dans un autre, des rythmes, des types de récits, des types de personnages. Et tout semble toujours évident.

Le fait est qu’à force, la reproduction des schémas narratifs, des rythmes, des types de personnages (le juste et droit, le gros rigolo, le petit malin, la bonne élève, le rebelle au grand cœur, le méchant qui n’est pas méchant et qui en fait agissait pour les gentils mais qui ne pouvait rien dire[8]…), celles-ci se sont imposés à nos esprits. Nous les avons à portée de main lorsque l’on pense à une histoire. Sans bien nous en rendre compte, nous prenons ces briques et les remettons ensemble, dans un ordre qui nous semble fonctionner. Pour peu qu’on ait en plus pris des cours de scénario ou suivi un atelier d’écriture avec un des garants de la bonne histoire bien ficelée, bien rythmée… Et bam ! On ressort la même chose.

Et cela continue éternellement. Dans une joyeuse succession de récits qui font semblant de ne pas être les mêmes, mais qui sont tous, pourtant, les mêmes.

La pire évolution de ce mécanisme étant un bon nombre de récits très contemporains, qui à l’instar du détestable Crazy Stupid Love ou de Warm Bodies qui sort ces jours-ci, font mine de détourner, parodier, ou moquer avec ironie les codes pour en vérité les entériner.

Ce qui est problématique, au-delà même de la question d’être surpris ou pas par un film, au-delà même du discours plus ou moins discernable que prononcent ou chuchotent ces histoires, c’est celui implicite qu’elles sous-entendent. Le résultat est celui-ci : ces mecs se croyants libres qui se soulèvent soudain et argumentent pour expliquer que c’est normal qu’il y ait des nanas à gros seins en couverture des livres de fantasy. C’est normal, parce que c’est ce que les gens veulent. Mais veulent-ils vraiment ça ? N’a-t-on pas fini par leur faire croire que c’était ce qu’ils voulaient ? Et ceux qui répètent à tout va que c’est ce que les gens veulent, ne leur a-t-on pas fait croire, à eux aussi que c’était ce que voulaient les gens ?

Il est fascinant de voir à quel point cela a marché. Au point que ceux qui déclarent pourtant « Tu sais très bien que je suis d’accord avec toi » soient aussi ceux qui argumentent pour la cause adverse. Mécanisme qui est très exactement le même que celui des faux débats actuels sur le mariage pour tous : « Tu sais très bien que je ne suis pas contre le mariage gay, mais il faut comprendre ceux qui sont contre, ils ont peur de ce qui pourrait se passer. Ils croient à des valeurs. » Voire : « Je ne suis pas certain qu’il faille faire passer cette loi qui pourrait bouleverser notre société. Le mariage, en fin de compte, ça a toujours été un homme et une femme. »

Des discours de gens engagés dans rien. Ni vraiment pour, ni vraiment contre, mais qui en définitive préfèrent l’inaction.  La non-prise de position. Et ne veulent pas trop qu’on les dérange avec des coups de gueule qui les secouent dans leur petit confort.

Ce dont je suis plus que certain, c’est que d’une façon ou d’une autre, toutes ces histoires, ces films, ces romans, ces BD, qui ne font pas de vagues, qui se glissent dans les esprits simplement, parce qu’ils ne sont pas « prise de tête », ou qui, à l’occasion, font semblant de vaguement l’être (Avatar, Matrix…), finissent par nous asseoir, à l’instar de et avec les pubs, les émissions télés, les séries, dans une sorte de confort. Elles passent tranquillement. Défendent des idées convenues[9], en faisant mine de faire la révolution. Et elles ne font en définitive rien.

Pire : elles court-circuitent nos capacités de réflexion et notre vision du monde tel qu’il est vraiment. Elles nous divertissent, oui, mais justement en faisant diversion. Et chuchotent qu’autre chose que ce qui est là n’est pas possible.

C’est là le principe et l’objectif (généralement inavoué, et souvent même inconscient de la part de ceux qui les produisent) de ces « monoformes[10] », ainsi que les appelle Peter Watkins, « une structure narrative anglo-saxonne de base, employée dans au moins 95% des récits  qui passent à la télévision et au cinéma. »[11] Y compris journaux télévisés et reportages, en dépit de leur soi-disant objectivité.

C’est cette structure précisément qui permettait en 2004 à Patrick Le Lay, président de TF1 d’affirmer : « Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau disponible. » Cette structure qui se retrouve partout et qui ne concerne par conséquent pas que TF1.

Je ne vais pas me faire le chantre du progrès, qui n’est qu’une énième illusion, parfait argument de vente pour nous vendre le dernier ordinateur plus performant que celui d’il y a six mois.

Mais, je ne peux être d’accord ni avec ces récits stéréotypées et semblables, ni avec ceux qui les défendent et osent argumenter en faveur d’un conservatisme mollasson et d’une non-prise de parti. Il ne s’agit pas seulement de nanas à gros seins sur une couverture. Il ne s’agit pas seulement d’un énième film fun avec des effets spéciaux. Il s’agit d’une façon de considérer le monde et la place que nous y avons. Il s’agit d’actes et de conséquences. Il s’agit d’éléments intriqués et qui, les uns avec les autres, ont des effets sur ce monde.

Les héroïnes et super héroïnes, bonnasses stéréotypées, dont Lara Croft est l’exemple le plus frappant, véhiculent entre autres l’idée suivante : non, toi, jeune fille petite de taille, ronde, ou très grande, avec de grosses fesses, plate, etc… non, tu ne seras jamais une super héroïne. Non, tu ne mérites pas que l’on fasse de toi le personnage principal d’un récit d’aventure. Et cela n’est qu’une partie d’un grand tout qui se répercute à de nombreux niveaux dans l’art, la littérature, les films, les séries. Tiens, on peut penser aux protagonistes de la série culte F.R.I.E.N.D.S. Remarquez le physique des trois nanas. Et pensons au personnage de Monica qui, jeune, était obèse : présentée alors de façon comique et grossière, cette obésité n’est acceptable que parce que passée[12].

Prendre position contre les dites couvertures n’est pas une lubie de féministe enragée. C’est une nécessité. Plus que jamais, nous avons besoin d’autre chose. Nous avons besoin de croire qu’autre chose est possible. À tous les niveaux. Croire cela, c’est croire pouvoir agir sur le monde[13].

Il ne s’agit pas d’implorer à tout va pour plus de « réalisme » dans les œuvres (puisqu’un des arguments – malhonnête – en faveur des bonnasses à gros seins est celui de « l’art comme n’ayant pas pour but de reproduire la réalité »), mais bien plus pour une diversité et de l’universel.

Et pour celui qui répètera ces discours vaseux, faussement éclairé, du « c’est ce que veulent les gens / c’est la vie / ça ne changera pas », note bien, mec, tu n’es pas mon ami. J’oserai même dire : tu es mon ennemi, ta façon de penser est dangereuse et je ne t’aime pas. Ton mécanisme de pensée est néfaste. Il est de ceux contreproductifs et qui permettent d’accepter toutes les oppressions possibles et déguisées sous les apparences dévoyées de la liberté, du choix, du rêve ou de l’évasion.

J’ai beaucoup à faire. Beaucoup à faire pour les choses auxquelles je crois. Beaucoup à faire avec les gens qui croient à ces mêmes choses, et c’est là ma priorité. Mais toutes les fois que je tomberai sur toi, je te rappellerai quel bel idiot tu es.

[POST SCRIPTUM – edit du 30.07.13 : pour corroborer ces propos je renvoie à la lecture de cet édifiant billet de monsieur Peter Suderman, expliquant “pourquoi tous les films américains se ressemblent“.]

——————————————————————–

Quelques propositions de lectures pour explorer plus loin ces réflexions, avec des exposés plus détaillés et poussés qu’ici :

* Cité dans l’article de Peter Suderman, un résumé limpide des 15 étapes clefs (minute par minute) d’un bon petit film comme il faut pour toucher assurément un public endormi, de préférence mâle et âgé de 10 à 40 ans. Tout est clair. [autre edit du 30.07.13]

* Sur la télévision (1996) de Pierre Bourdieu. Texte repris d’une intervention de Pierre Bourdieu à la télévision sur la télévision. À la différence de ses travaux habituels, il s’agit d’un petit livre facile d’accès qui met en lumière, notamment, la façon de laquelle la logique de l’audimat, le propre de la télévision, a aujourd’hui débordé partout.

* Mainstream de Frédéric Martel – que j’évoque dans mon article sur Avatar.

* Divertir pour dominer, la culture de masse contre les peuples (2010) par le collectif à l’origine de la revue Offensive. Plusieurs articles faciles d’accès et éclairants – dont j’ai tiré l’idée de la « monoforme » de Peter Watkins.

* Pour rappel, l’amusante et significative liste des « 20 choses que les personnages de fantasy devraient faire plus souvent », de Lev Grossman, aussi auteur des Magiciens.


[1] La discussion en question, ici – avec les arguments judicieux et légitimes d’Elsa, et d’intéressantes et toujours très pertinentes interventions d’Olivier Paquet.

[2] L’aussi amusant que pertinent Tumblr des Escher Girls en recense de nombreuses.

[3] Pour rappel, l’intelligente intervention d’Alexandre Astier sur Direct 8.

[4] Stegg, sur le forum Psychovision. Le discours politique étant relégué au rang de secondaire, voire dispensable, au profit du rythme du récit.

[5] D’autant que ma hargne repose en partie sur une certaine jalousie envers Robert Downey Jr, pour des raisons qu’on imaginera parfaitement.

[6] Roman pétaradant, dynamique et fun, écrit par Larry Correia et publié en 2012 par L’Atalante. Bien écrit, ficelé parfaitement, sans temps mort, il s’avère prévisible de bout en bout.

[7] Ces questions précises développées ici et – où le cinéma indé en prend, lui aussi pour son grade.

[8] Rogue/Snape dans Harry Potter et je ne sais plus exactement quel personnage dans Magie Brute.

[9] Ça, c’est exactement la raison pour laquelle je déteste La Couleur des Sentiments – qui ne fait, d’une part qu’enfoncer une porte ouverte (le racisme, c’est mal) et surtout puisqu’il raconte une histoire vraie ayant eu lieu il y a déjà de nombreuses années nous fait comprendre ceci : avant, c’était nul, aujourd’hui, c’est mieux. Nous faisant oublier par là-même les inégalités encore nombreuses qui persistent aujourd’hui.

[10] « La meilleure façon de décrire cette structuration est d’imaginer une grille : I-I-I—I-I—I-I-I-I-I–I (les barres verticales représentent des coupes pratiquées au montage) plaquée sur le tissu vivant du reportage et des gens concernés, et à nos réactions, à la manière d’une machine à fabriquer des frites. »

[11] In La Face Cachée de la lune (paru sous le titre Media Crisis chez Homnisphères en 2007 et cité dans Divertir pour dominer).

[12] Re-cf. note 7 au-dessus.

[13] C’est aussi en faveur de ces idées que j’ai proposé à la revue Fiction cet article (lisible aussi en pages 12 du volet web du n°15) qui prenait position contre le terme de « littératures de l’imaginaire » pour définir les genres SFFF, car véhiculant avec lui toute une idée d’UN imaginaire stéréotypé, propre à contrer et appauvrir l’imagination – qui est justement le moteur premier permettant d’affirmer : autre chose est possible.

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3 thoughts on “Contre le divertissement

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